Les acteurs du réemploi et de la réparation

Avez-vous déjà entendu parler de repair café ? De ressourcerie ? Vous avez déjà apporté des objets dans une déchèterie ou chez Emmaüs, mais vous ne savez pas exactement ce qu’il y a derrière ? Alors cet article est fait pour vous !

Parfois méconnus du grand public, les acteurs du réemploi et de la réparation sont pourtant essentiels à l’économie circulaire. Grâce à eux, ce sont chaque année des milliers de tonnes de déchets, notamment électroménagers, qui sont évités. La plupart ont également une mission sociale, et tous sont orientés vers le bien commun et des pratiques plus écologiquement et socialement responsables.

Repair Café

Ce que ça n’est pas : le nom du dernier café à la mode.

Ce que c’est : un atelier organisé localement, qui permet aux personnes qui le souhaitent d’apporter avec eux un objet à réparer, comme un grille pain, une machine à coudre, un vélo ou un vêtement par exemple. Le Repair Café compte un certain nombre de bénévoles qui aident les particuliers. On peut aussi y trouver les outils nécessaires à la réparation. C’est un lieu où on apprend l’auto-réparation : en plus de faire un geste pour la planète, cela permet de s’améliorer en bricolage !

Les Repair Cafés sont des événements très conviviaux, organisés à intervalle régulier. N’hésitez pas à vous renseigner pour trouver le Repair Café le plus proche de chez vous !

Recyclerie

Ce que ça n’est pas : un club de cyclistes enthousiastes

Ce que c’est : la recyclerie est d’abord un point de collecte pour les biens ou équipements dont les particuliers souhaitent se séparer. Ces objets seront prioritairement valorisés par réutilisation directe, et si cela est impossible, par recyclage. Ils peuvent être ensuite donnés à des associations, ou vendus à bon prix aux habitants du quartier.

Les recycleries permettent de créer des emplois, notamment d’insertion professionnelle, de sensibiliser à la réduction et la gestion des déchets, et de créer du lien social dans les quartiers où elles sont implantées.

Elles sont souvent spécialisées dans des collectes d’objets spécifiques, comme les jouets, l’électroménager ou les vélos par exemple.

Ressourcerie

Ce que ça n’est pas : une méthode de méditation ancestrale

Ce que c’est : la ressourcerie a globalement les mêmes missions que la recyclerie. Cependant, contrairement à cette dernière, la ressourcerie correspond à un cahier des charges précis défini par le Réseau National des Ressourceries.

Déchèterie

Ce que ça n’est pas : une décharge dont les objets partent pour l’incinérateur

Ce que c’est : un centre organisant auprès des professionnels et particuliers la collecte des déchets encombrants ou susceptibles d’être recyclés.

Les déchèteries permettent à un certain nombre d’acteurs du réemploi et du recylage de revaloriser ce qui y est déposé. Par exemple, ecosystem, un acteur privilégié du recyclage en France, récupère les appareils déposés auprès de pas moins de 12000 points de collecte pour les recycler ou les revaloriser. Ce sont ainsi 81% des appareils qui sont recyclés sous forme de nouvelles matières premières grâce à ce système !

Emmaüs

Ce que ça n’est pas (seulement) : une friperie bien pratique.

Ce que c’est : Emmaüs est un vaste réseau de 288 différents groupes en France aux profils variés. Ils peuvent avoir une mission plus communautaire, mener des actions sociales ou œuvrer pour l’économie solidaire et l’insertion. Parmi elles, on trouve les communautés, qui sont des lieux d’accueil et de solidarité fonctionnant uniquement grâce à la récupération et, éventuellement, à la revente d’objets.

L’activité de « chiffonnier », plus tard appelée récupération, a toujours été inscrite dans l’ADN d’Emmaüs. Cela a permis de positionner Emmaüs comme un acteur majeur de la prévention des déchets, l’inscrivant dans la lutte contre le « tout jetable » et l’obsolescence programmée.

Envie

Ce que ça n’est pas : une envie de chocolat.

Ce que c’est : Envie est un réseau d’une cinquantaine de structures d’insertion professionnelle, réparties sur tout le territoire.

Son activité principale est la collecte et, quand cela est possible, le reconditionnement des équipements défectueux, qui sont réparés, puis loués ou revendus, par des équipes en insertion professionnelle.

En tout, Envie emploie 2300 salariés en insertion professionnelle, soit 2/3 de ses effectifs. En parallèle, ce sont plus de 120 000 appareils électriques et électroniques sauvés de la décharge et rénovés en 2019 !

Ademe

Ce que ça n’est pas : une destination de voyage exotique

Ce que c’est : l’Ademe est l’agence de la transition écologique, un établissement public qui dépend du ministère de la Transition écologique et solidaire et du ministère de l’Enseignement supérieur, de la Recherche et de l’Innovation.

De la recherche à la réalisation des projets, l’Ademe assure à la fois un rôle d’information et de conseil auprès de tous les acteurs de la transition écologique – citoyens, acteurs économiques et territoires.

Le site de l’Ademe propose une grande variété de ressources, études, contacts, annuaires, notamment dans les domaines du réemploi et de la réparation. L’agence a ainsi concocté un annuaire de la réparation  et un annuaire de prolongement de la vie des objets, tous deux très pratiques ! Saurez-vous y retrouver PIVR ?